Chers camarades,
Les célébrations de la fête nationale de l'Argentine battent leur plein depuis quelques jours. Sur les lieux des festivités, des dizaines de milliers de personnes marchent dans tous les sens, assistent à un des nombreux spectacles ou font la file pour acheter un choripan (saucisse graisseuse dans un pain, excellent snack budget).
Hier après-midi, la partie de soccer amicale entre le Canada et l'Argentine, dont je vous avais déjà parlé, était retransmise en direct sur les nombreux écrans géants du site. Évidemment, la troupe de Diego Maradonna n'a fait qu'une bouchée des Canadiens: le match s'est terminé 5 à 0 pour les Argentins. J'ai l'impression que ce massacre faisait littéralement partie du spectacle. En effet, quoi de plus agréable pour la plèbe que de voir l'équipe de son sport national remporter une victoire éclatante le jour de la fête de la nation? Le seul hic, c'est que la chair à canon de cet événement provenait de mon pays. Si j'avais eu un peu de canadian proudness en moi, j'aurais sûrement été froissé par cette situation. Au contraire j'ai trouvé cette humiliante défaite très drôle. De toute façon, en guise de consolation, on a qu'à penser à l'issue d'un match de hockey Canada-Argentine... Bref, cet événement nous a donné un petit avant-goût du Mondial qui arrive à grands pas.
Hier après-midi, la partie de soccer amicale entre le Canada et l'Argentine, dont je vous avais déjà parlé, était retransmise en direct sur les nombreux écrans géants du site. Évidemment, la troupe de Diego Maradonna n'a fait qu'une bouchée des Canadiens: le match s'est terminé 5 à 0 pour les Argentins. J'ai l'impression que ce massacre faisait littéralement partie du spectacle. En effet, quoi de plus agréable pour la plèbe que de voir l'équipe de son sport national remporter une victoire éclatante le jour de la fête de la nation? Le seul hic, c'est que la chair à canon de cet événement provenait de mon pays. Si j'avais eu un peu de canadian proudness en moi, j'aurais sûrement été froissé par cette situation. Au contraire j'ai trouvé cette humiliante défaite très drôle. De toute façon, en guise de consolation, on a qu'à penser à l'issue d'un match de hockey Canada-Argentine... Bref, cet événement nous a donné un petit avant-goût du Mondial qui arrive à grands pas.
Ensuite, nous avons assisté au spectacle d'ouverture du Teatro Colón. Nous avons bien fait d'arriver tôt car il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Nous avons réussi à nous placer stratégiquement à une quinzaine de mètres de la scène. La foule était extrêmement dense; nous pouvions à peine bouger. Malgré cela, devant nous, un homme avait apporté avec lui son chien miniature (un pog) dans ses bras pour assister au spectacle. Les Argentins sont vraiment fous des chiens.
Le spectacle était très bon. En bref, il s'agissait surtout d'une projection multimédia sur la façade du théâtre retraçant l'historique de cet édifice centenaire (il a été inauguré le 25 mai 1910). De plus, des acteurs complétaient le spectacle sur la scène.
À un moment, un pianiste était sur scène (représentant un célèbre musicien que je ne connais pas). Sur la façade, nous pouvions voir une projection de ses doigts sur les touches de l'instrument. Parfois, le musicien s'arrêtait pour écrire sur une feuille. Ce mouvement d'écriture était aussi représenté sur la façade. Cette technique, ainsi que le spectacle en général, nous était familière pour l'avoir vue à plusieurs reprises dans des œuvres de Robert Lepage. Nous ne serions donc pas étonnés que la compagnie de cet artiste québécois (Ex Machina) soit derrière ce spectacle grandiose.
À la fin, l'hymne national argentin a été entonné. C'était un moment fort. Des dizaines de drapeaux volaient dans la foule et autour de nous, certains gens pleuraient d'émotion.
À la fin, l'hymne national argentin a été entonné. C'était un moment fort. Des dizaines de drapeaux volaient dans la foule et autour de nous, certains gens pleuraient d'émotion.
Une fois le spectacle terminé, nous avons tenté, en bons Argentins d'adoption, d'acheter une ou deux bouteilles de vin afin de célébrer adéquatement cet anniversaire mémorable. Nous avons beaucoup cherché, mais à 22h30, il nous a été impossible de trouver un dépanneur ouvert. Partout où nous allions, les gens faisaient la file pour acheter du Coca Cola. Nous avons remarqué que d'une façon générale, les Argentins ne sont pas de grands consommateurs d'alcool. La fête nationale nous est apparue comme une célébration très formelle et encadrée, rien à voir avec la beuverie qu'est la St-Jean Baptiste. Pour trouver de l'alcool à une heure tardive, il faut aller dans un des très nombreux restos ouverts. Du moins, c'est la solution que nous avons trouvée...
érigée en 1608.
El Puente de la Mujer: pont piétonnier rotatif.
Au revoir,




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