Bonjour,
Notre première semaine de cours est maintenant derrière nous. On ne peut pas dire que nous nous sommes épuisés à la tâche. Comme nous l'avons déjà mentionné, les cours sont du lundi au jeudi à raison de 2h par jour. Nous avons donc amplement de temps pour visiter des appartements (car nous voulons déménager pour notre second mois à BsAs) et nous balader dans la ville.
Nous sommes 5 étudiants dans notre cours d'espagnol. Outre Gabrielle et moi, il y a un Brésilien, un Chinois et une Allemande. Premier constat: c'est beaucoup plus facile d'apprendre l'espagnol pour un francophone et pour un brésilien que pour un allemand ou un chinois. L'Allemande, qui s'appelle Alexandra habite à Buenos Aires avec son copain argentin depuis près de 2 mois. Par contre, elle ne parle qu'anglais avec ce dernier. Cela explique probablement pourquoi elle ne semble pas comprendre grand chose du cours. D'autre part, le Chinois, Tracy, semble bien comprendre à l'oral, mais c'est extrêmement difficile de déchiffrer ce qu'il dit et il a beaucoup de difficulté à lire. Ce dernier est arrivé à Buenos Aires il y a 1 an, lorsque sa famille a immigré en Argentine pour ouvrir un magasin de jouets. Enfin, José le Brésilien est en visite à BsAs pour environ un an. Lorsqu'il parle, il semble être très bon en espagnol. Après un certain temps, nous avons réalisé que c'est surtout parce que ses phrases sont ponctuées de mots portugais (dont la sonorité est très semblable à l'espagnol).
Notre classe est au premier étage, avec une fenêtre qui donne sur la rue. Nous entendons constamment les innombrables voitures du Microcentro et les sons occasionnels des klaxons. Une ambiance unique!
Couloir de la UBA: la bâtisse a d'abord été construite pour abriter un hôtel de luxe, puis une banque, pour enfin accueillir les locaux de la Faculté de philosophie et langues.
Nous avons deux professeurs: Nora et Dora. Chacune nous enseigne deux fois par semaine. L'une d'elles, Dora, est étudiante dans une des classes de français où Gabrielle effectue son stage. Les rôles sont donc inversés.
En somme, les cours vont bon train et nous avons confiance qu'à terme, notre espagnol s'améliorera suffisamment pour au moins bien comprendre lorsqu'on nous adresse la parole. Les Argentins ont la particularité de parler très vite (comme peut-être tous les sud-américains), et avec un accent spécial. Ici, le y et le ll sont prononcés «ch» (comme dans chien). Par exemple, calle se prononce «cachié». Vous remarquerez que ça ressemble un peu à «caca de chien», ce qui je crois, décrit bien les rues de Buenos Aires.
En marchant dans le quartier de San Telmo (dans le centre-ville), nous avons remarqué un banc ou est assis une fillette bien célèbre. Il y a quelques années, la ville a installé une statue de Mafalda sur la rue où son créateur, Quino, a habité pendant plusieurs années. Ce célèbre personnage de bande dessinée est donc argentin. Mis à part dans la page de BD de La Presse, je n'ai jamais vraiment lu Mafalda. Je crois que mes nombreux temps libres ici seront une bonne occasion de découvrir, en espagnol bien sûr, ce personnage politisé, féministe, idéaliste et anticapitaliste.
Mafalda sur son banc
L'Argentine s'apprête à célébrer sa fête nationale, le 25 mai prochain. Cette année sera toute spéciale car 2010 correspond au 200e anniversaire de l'indépendance du pays (et de plusieurs autres de l'Amérique du Sud). Des chantiers sont présentement en cours dans les principaux lieux publics pour préparer les célébrations. Plusieurs bâtiments publics font l'objet d'une petite cure de jeunesse pour l'occasion. Aussi, le Théatre Colon, considéré comme l'un des plus beaux opéras au monde, rouvrira ses portes le 24 mai après plusieurs années de rénovations. Nous sommes tombés à point, espérons que nous saurons être au bon endroit au bon moment. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette année, l'anniversaire de Gabrielle sera fêté en grand!
Hasta pronto!


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire