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dimanche 23 mai 2010

Visites, visites

Bonjour à toutes et à tous,
Je profite de ce dimanche matin tranquille pour vous raconter les événements marquants des derniers jours pour nous, Québécois à Buenos Aires.
Vendredi, nous avons visité le célèbre quartier de la Boca. C'est de cet endroit que proviennent les populaires images de maisons en tôles aux multiples couleurs vives. C'est aussi dans ce quartier qu'est située le légendaire Club Atletico Boca Juniors, ancien club de Diego Maradona. L'endroit est extrêmement touristique, à un point tel que tout semble faux. Les 5-6 rues colorées de ce quartier sont très belles, mais on se fait harceler sans cesse par des vendeurs, des restaurateurs, des danseurs de tango ou des mendiants. Outre ces quelques rues revampées, le quartier est, et a historiquement toujours été un lieu pauvre, propre à l'agitation sociale. Lors de notre visite, il y avait une grande présence policière. C'est probablement ce curieux mélange entre pauvreté et richesse qui nous a agacé. Mais bon c'était quand même quelque chose à voir.

Maisons de tôle de la Boca

Stade de la Boca: la Bombera

Graffiti à l'effigie de Maradona

Aspirants champions à la Boca

Les célébrations du bicentenaire de l'indépendance du pays ont bel et bien débuté. Pour l'occasion, une portion considérable de l'avenue 9 de juillet (environ 12 voies dans chaque direction) a été transformée en gigantesque espace piétonnier, avec plusieurs scènes de spectacles.
Une des scènes sur l'avenue du 9 de juillet

Avant d'aller vers le centre des célébrations, nous sommes partis à la recherche d'un certain bar sportif où le match du CH serait peut-être diffusé. Une fois arrivés au bar en question, nous sommes heureux d'apprendre que le match #4 de la série Montréal/Philadelphie est présenté. Par contre, nous devons nous contenter d'un seul écran de télévision, au fond du bar et sans son. Il y avait un match important de soccer cet après-midi et l'endroit était investi d'amateurs de ce sport. En Argentine, c'est sans aucun doute le soccer qui a le dessus. Mais bon, des images sans son, c'est mieux que pas d'images du tout. Nous étions 9 partisans de la LNH, 6 si on exclut les 3 blondes qui n'en avaient rien à cirer de ce match. Philadelphie avait un fan alors que les autres mâles présents se rangeaient de mon côté (dont 3 Québécois). Bref, l'ambiance était ailleurs, la partie était ennuyante, mais l'expérience fut tout de même intéressante.
Puis, direction l'Obélisque pour les festivités du Bicentenario. En arrivant, nous avons pu assister à un interminable défilé militaire mettant en vedette des habits de toutes époques. L'endroit était littéralement bondé. Ces festivités me faisaient un peu penser aux événements principaux du festival de jazz de Montréal, où le spectacle est intéressant mais où il y a beaucoup trop de monde.
Après avoir parcouru le site, nous avons rejoint un Équatorien vivant à Buenos Aires depuis 4 ans que Gabrielle a rencontré dans le cadre de son stage. Ce dernier, Santiago, est très intéressé à venir étudier au Québec l'an prochain. Nous sommes allés prendre un verre à la Plaza Dorrengo, dans le quartier de San Telmo. Ce fut une excellente occasion d'échanger ouvertement sur notre pays, et sur celui que nous visitons.
À bientôt,

jeudi 20 mai 2010

Bilan de cours

Bonjour,
Notre première semaine de cours est maintenant derrière nous. On ne peut pas dire que nous nous sommes épuisés à la tâche. Comme nous l'avons déjà mentionné, les cours sont du lundi au jeudi à raison de 2h par jour. Nous avons donc amplement de temps pour visiter des appartements (car nous voulons déménager pour notre second mois à BsAs) et nous balader dans la ville.
Nous sommes 5 étudiants dans notre cours d'espagnol. Outre Gabrielle et moi, il y a un Brésilien, un Chinois et une Allemande. Premier constat: c'est beaucoup plus facile d'apprendre l'espagnol pour un francophone et pour un brésilien que pour un allemand ou un chinois. L'Allemande, qui s'appelle Alexandra habite à Buenos Aires avec son copain argentin depuis près de 2 mois. Par contre, elle ne parle qu'anglais avec ce dernier. Cela explique probablement pourquoi elle ne semble pas comprendre grand chose du cours. D'autre part, le Chinois, Tracy, semble bien comprendre à l'oral, mais c'est extrêmement difficile de déchiffrer ce qu'il dit et il a beaucoup de difficulté à lire. Ce dernier est arrivé à Buenos Aires il y a 1 an, lorsque sa famille a immigré en Argentine pour ouvrir un magasin de jouets. Enfin, José le Brésilien est en visite à BsAs pour environ un an. Lorsqu'il parle, il semble être très bon en espagnol. Après un certain temps, nous avons réalisé que c'est surtout parce que ses phrases sont ponctuées de mots portugais (dont la sonorité est très semblable à l'espagnol).
Notre classe est au premier étage, avec une fenêtre qui donne sur la rue. Nous entendons constamment les innombrables voitures du Microcentro et les sons occasionnels des klaxons. Une ambiance unique!
Couloir de la UBA: la bâtisse a d'abord été construite pour abriter un hôtel de luxe, puis une banque, pour enfin accueillir les locaux de la Faculté de philosophie et langues.

Nous avons deux professeurs: Nora et Dora. Chacune nous enseigne deux fois par semaine. L'une d'elles, Dora, est étudiante dans une des classes de français où Gabrielle effectue son stage. Les rôles sont donc inversés.
En somme, les cours vont bon train et nous avons confiance qu'à terme, notre espagnol s'améliorera suffisamment pour au moins bien comprendre lorsqu'on nous adresse la parole. Les Argentins ont la particularité de parler très vite (comme peut-être tous les sud-américains), et avec un accent spécial. Ici, le y et le ll sont prononcés «ch» (comme dans chien). Par exemple, calle se prononce «cachié». Vous remarquerez que ça ressemble un peu à «caca de chien», ce qui je crois, décrit bien les rues de Buenos Aires.
En marchant dans le quartier de San Telmo (dans le centre-ville), nous avons remarqué un banc ou est assis une fillette bien célèbre. Il y a quelques années, la ville a installé une statue de Mafalda sur la rue où son créateur, Quino, a habité pendant plusieurs années. Ce célèbre personnage de bande dessinée est donc argentin. Mis à part dans la page de BD de La Presse, je n'ai jamais vraiment lu Mafalda. Je crois que mes nombreux temps libres ici seront une bonne occasion de découvrir, en espagnol bien sûr, ce personnage politisé, féministe, idéaliste et anticapitaliste.

Mafalda sur son banc

L'Argentine s'apprête à célébrer sa fête nationale, le 25 mai prochain. Cette année sera toute spéciale car 2010 correspond au 200e anniversaire de l'indépendance du pays (et de plusieurs autres de l'Amérique du Sud). Des chantiers sont présentement en cours dans les principaux lieux publics pour préparer les célébrations. Plusieurs bâtiments publics font l'objet d'une petite cure de jeunesse pour l'occasion. Aussi, le Théatre Colon, considéré comme l'un des plus beaux opéras au monde, rouvrira ses portes le 24 mai après plusieurs années de rénovations. Nous sommes tombés à point, espérons que nous saurons être au bon endroit au bon moment. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette année, l'anniversaire de Gabrielle sera fêté en grand!
Hasta pronto!

Non loin d'Acoyte

Alexandro fraîchement débarqué.

Vino tinto