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jeudi 19 août 2010

¡Hasta la vista, amigos!

Hola amigos,

"Rien n'est plus épuisant que l'omniprésence d'une tâche inachevée"
(Psychologie de la solitude, de Gérard Macqueron, Odile Jacob)

C'est avec cette citation que je tiens à introduire ce message, qui sera d'ailleurs le dernier de ce blog de voyage. Depuis maintenant près d'un mois que nous sommes revenus dans notre confortable appartement du quartier Sain-Jean-Baptiste à Québec. Je vous jure que durant tout ce temps, le parachèvement de mon blog me pesait très lourd sur la conscience, d'où la citation. Il y a belle lurette que j'avais entamé la rédaction de ce billet, mais je n'avais jamais pris le temps nécessaire pour le terminer complètement. C'est donc en ce dimanche après-midi du mois de septembre que je me suis finalement décidé à terminer mon œuvre (qui appartient aussi à Gabrielle). Ce billet remonte à loin. C'est pourquoi il est plus long qu'à l'habitude. Heureusement, j'avais le journal de bord de Gabrielle qui décrivait dans le détail chacune de nos journées. Je m'excuse sincèrement à vous, chers lecteurs, de vous avoir délaissé pour nos dernières semaines en Argentine. J'espère que ce message saura rattraper le temps perdu. Alors bonne lecture!

[...]

Après notre périple en Bolivie, nous sommes revenus sur nos pas, via un bus de nuit. Nous sommes passés par Salta sans réclamer 200$, seulement pour y prendre un autre bus en direction de la ville de Cafayate, à quelques 200km plus au sud. Notre séjour au nord nous avait habitué à de beaux paysages mais cette fois, le décor était véritablement magnifique. À l'intérieur du bus, c'était tout le contraire, car nous avons eu droit à une horreur audio-visuelle dénommée retro-party 4. Pendant plus d'une heure, des vieux tubes des années 80 agrémentés d'exécrables vidéoclips nous ont empoisonné la vie. C'était la deuxième fois que cette compagnie de bus (FlechaBus) nous faisait le coup. Si vous allez en Argentine, soyez vigilants!

En arrivant à Cafayate

Après cette période de "voyagement" très intense (20h de bus en 36h), nous souhaitions trouver un endroit paisible pour passer quelques jours. Nous avons donc monté notre camp dans la cour arrière d'une jolie auberge de jeunesse à l'entrée de la ville. Cafayate est une ville de moins de 2000 habitants où la principale activité économique est la production de vin. En fait, c'est la deuxième région viticole du pays, après Mendoza et ses fameux Malbecs. Cafayate se spécialise plutôt dans les vins blancs, avec le cépage Torrontés. Aussi, c'est dans la région que se trouve le vignoble le plus haut au monde (+- 1500m d'altitude).

Vignes sèches et montagnes à Cafayate

Cour de l'auberge de jeunesse

Vous devinerez donc que les touristes se rendant dans cette région se consacrent à la visite de bodegas (vignobles). Par chance, plusieurs sont situées dans la ville même, ou à distance de marche, ce qui rend la visite plus facile. Le lendemain de notre arrivée, nous avons donc entrepris notre pèlerinage vinicole.
La première bodega fut la moins intéressante. Il fallait faire son chemin à travers un monton de touristes pour accéder à la table des dégustations et ensuite, il fallait attirer l'attention des employés. Vin ordinaire, mais au moins nous avons eu droit à des petits cubes de fromage.
Notre seconde visite fut à la bodega El transito. Dès notre arrivée, lorsque nous nous sommes déclarés Québécois, un des propriétaires est tout de suite venu vers nous. Il nous a dit, non sans fierté, que deux de ses vins venaient tout juste de remporter des prix à un concours de vin dans la ville de Québec, qui serait le troisième en importance au monde (!). Par la suite, visite rapide des lieux, questions stupides de notre part et bonne dégustation, salud!

Bodega Nanni

De l'autre côté de la rue, la bodega Nanni fut notre troisième arrêt. Il s'agit du seul établissement disant produire un vin biologique dans la région. Ainsi, aucun pesticide n'est utilisé durant la fertilisation et une quantité minimale (!) de produits chimiques entrent dans la fabrication du vin. Cette fois, la dégustation coûte 5 pesos, mais ce montant est déduit de la facture si nous achetons un produit. Finalement, nous avons conclu notre journée par la visite d'une fromagerie artisanale non loin de la ville.

Chèvres à fromage

Le lendemain, nous voulions découvrir un peu les alentours de la ville. Nous avions remarqué qu'une bière inconnue, nommée la Burro était en vente dans les environs. Las des bodegas, nous avons choisi de partir à la découverte de cette brasserie artisanale située dans une ville à environ 20km de Cafayate. Nous louons donc un vélo-tandem pour parcourir la distance, sur une route sinueuse, à travers les vignes. Après près d'une heure trente de dur labeur sur notre vieille bécane, nous arrivons finalement en vue de l'endroit, qui avait pour principale caractéristique d'être très désert. Nous nous dirigeons vers l'arrière, où il semblait y avoir un pique-nique. À notre arrivée, les deux seuls caucasiens du groupe s'approchent de nous. Ce sont les propriétaires, des français. Ils nous font vite comprendre qu'ils sont en pleine célébration de la Pachamama, et que nous sommes mieux de faire demi-tour. Décidément, quelle empathie ces cousins français!

Le tour de tandem vers notre excursion ratée à la brasserie

Le lendemain, nous repartons sur la route en direction de Tucuman. Nous tentons/tendons le pouce en dépit du fait que le Lonely Planet spécifie clairement que la zone où nous nous trouvons n'est pas très clémente pour les voyageurs de notre type. Après quelques dizaines de minutes d'attente infructueuse, nous prenons une petite pause pour visiter la bodega Etchart, qui nous offre une faste dégustation de pas moins de 4 vinos, gratos!

Bodega Etchart

Réservoirs à vin

De retour sur le bord de la route, légèrement éméchés, le pouce ne fonctionne pas plus. En plus, un homme quelque peu désagréable s'est joint à nous et tente également de faire du pouce, non sans nous donner l'impression de nous voler nos potentiels "lifts". Finalement, après plusieurs heures, nous nous voyons contraints de prendre le dernier bus en direction de Tucuman. 1-0 pour le Lonely.
À ce stade du voyage, nous réalisons que le facteur temps ne nous permettra pas d'aller jusque dans la région de Mendoza, à quelques 1000 km plus au sud. C'est une déception, car c'est un endroit dont nous avions beaucoup entendu parler, et qui est un peu un symbole de l'Argentine. Tant pis, ce sera pour un autre voyage...
Après une nuit passée avec les gitans dans le camping municipal gratos de Tucuman, nous mettons donc le cap sur Córdoba, deuxième plus grande ville du pays. Cette fois notre moyen de transport privilégié fonctionne beaucoup mieux, mais la malchance nous guette toujours. Après quelques dizaines de minutes d'attente aux portes de la ville de Simoca, un homme déguisé en militaire nous aborde. Il nous offre deux places dans sa Renault 80 (donc plus âgée que moi...). Après 45 minutes de route (donc pas beaucoup de distance à une vitesse de 60km/h), le bon vieux "flat" nous fait le coup. Après réparations, notre conducteur insiste pour arrêter à la gomeria la plus proche. Une gomeria (et non comeria - casse-croûte - , comme je le pensais au début), c'est une sorte de garage où les automobilistes/camionneurs peuvent s'arrêter pour faire des réparations mineures sur leur véhicule. Ces endroits sont très abondants aux abords des routes argentines, ce qui en dit long sur l'état général des véhicules.
Bref, nous n'avons pas vraiment compris pourquoi notre conducteur tenait absolument à faire réparer sa roue de secours. D'ailleurs, il y avait pas moins de 3 pneus dans le coffre arrière. Nous avons donc perdu beaucoup de temps. Finalement, Oscar le militaire nous a déposé aux abords de la ville de Recreo, à environ 200km de notre objectif.
Le reste du voyage s'est déroulé sans embûches. Un gentil trucker nous attrape le lendemain matin pour nous faire faire les kilomètres restants avec en prime un lunch au truck stop!

Attente, attente...

Ermelindo le camionneur émérite

À Córdoba, nous passons la première nuit dans ce qui fut de loin la chambre la plus crasse qu'il nous ait été donnée de voir (et surtout de fréquenter). Murs tapissés de crottes de nez, robinet coulant par terre dans un coin de la chambre et travesties comme voisines, nous avons vite fait de trouver un autre endroit pour nous loger la nuit suivante. Nous n'avions pas pensé utiliser Couchsurfing en arrivant, mais nous nous sommes vite ravisés et avons déménagés nos quartiers vers l'appartement de Samuel qui nous a gentiment hébergé durant 3 nuits. Ce «pied à terre» nous a permis de visiter le 4e et dernier parc national argentin de notre voyage: le Parque Nacional Quebrada del Condorito. À cet, endroit, nous avons pu observer de véritables Condors, mais de très loin. Par contre, sur le chemin du retour, nous sommes arrêtés à une halte routière où nous avons pu observer un véritable Condor empaillé, mais de très proche. C'était amplement suffisant pour nous.
Córdoba, la deuxième plus grande ville d'Argentine, a été construite les Jésuites. D'ailleurs, leur marque est bien présente dans le centre-ville, où l'on retrouve plusieurs magnifiques bâtiments (églises, cathédrales, crypte, université) dont le tout (sauf la crypte, parce que le toit a été démoli par la ville au début du siècle) a été classé patrimoine mondial de l'UNESCO. Décidément, les Jésuites ont beaucoup fait pour le patrimoine architectural et culturel de l'Argentine. Une autre visite marquante dans cette ville a été celle du plus gros Tenedor Libre (Buffet chinois) du pays où nous nous sommes remplis la panse jusqu'à n'en plus pouvoir marcher.


Catédrale de Córdoba, qui fait face à la place principale


Théâtre de Córdoba


Parque Nacional Quebrada del Condorito


Pause couple au Parque Nacional Quebrada del Condorito


Glace matinale sur notre tente au Parque Nacional Quebrada del Condorito

Puis, une fois notre visite de Córdoba terminée, c'est le retour dans la capitale. Pour nos quatre derniers jours, nous avons logé chez Alexandra, une amie allemande rencontrée à l'occasion de nos cours d'espagnol des deux premier mois à Buenos Aires. C'est d'ailleurs à elle que nous avions confié nos bagages en trop avant de partir à l'aventure dans le pays. Nous sommes arrivés chez Alexandra le jour même où celle-ci emménageait dans son nouvel appartement, en plein cœur du très branché quartier de Palermo. Nous avons retrouvé nos choses intactes, bien gardées chez une amie d'Alexandra à l'extérieur du centre-ville.
Ces derniers jours à Buenos Aires furent pour nous une ultime occasion de profiter de la belle ville qu'est la capitale, de magasiner quelques souvenirs et, surtout, de nous familiariser avec nos amis les animaux du zoo. En effet, les nouveaux quartiers d'Alexandra étaient situés au 11e étage d'un bâtiment directement à côté du Zoologico de Buenos Aires, ce qui nous permettait, à partir du balcon de l'appartement, d'apercevoir plusieurs animaux. Afin de bien connaître nos nouveaux voisins, nous nous sommes procurés dès notre arrivée une carte du zoo. Cette dernière nous a permis de constater que les lions, les éléphants et les singes étaient juste devant nous, mais que les girafes, en dépit de leur long cou étaient trop loin et trop cachées par les arbres pour que nous puissions les voir.
Aussi, notre retour anticipé en ville avait une raison bien précise. Avant notre départ, nous avions acheté des billets pour l'opéra français Manon au nouvellement rénové Teatro Col
ón. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'expérience fut décevante. À 40 pesos par billet, nous croyions avoir des places respectables. Or, c'était tout le contraire. Tout d'abord, nous nous sommes fait rabroués à l'entrée principale puisqu'avec les billets que nous possédions, nous devions pénétrer le fameux théâtre par le côté... Finalement, nos sièges étaient situés au 5e étage, sur le côté, dans la deuxième rangée. Pour pouvoir apercevoir la scène, il fallait se lever et se pencher vers l'avant sur la balustrade. Pas très confortable. Bref, tout était en place pour que nous tombions endormis au cours du second acte, comme ce fut d'ailleurs le cas... Enfin, nous avons quand même pu admirer l'intérieur du théâtre, qui est, par ailleurs, vraiment magnifique. Heureusement, nous nous sommes rattrapés au niveau culturel le lendemain lorsque nous avons assisté à un spectacle de cirque interactif tout fait formidable.
Puis, le jour venu, nous avons fait nos adieux à Alexandra, à Buenos Aires et à l'Argentine. Hasta luego!


Véhicule dans lequel nous avons fait la majeure partie du trajet Cordoba/Buenos Aires. Nous devions nous arrêter à toutes les 1/2 heures pour rajouter de l'eau dans le radiateur...



Notre chère hôte Alexandra avec les lions en arrière-plan


Appartement d'Alexandra, avec notre bordel en premier-plan


Vue de la ville à partir de l'appartement d'Alexandra


Zoologico de Buenos Aires


Vue de nos "sièges" au célèbre Teatro Colon

[...]

C'est ainsi que s'est achevé notre périple en Argentine. Gabrielle et moi nous sommes jurés d'y revenir un jour, ne serait-ce que pour aller à Mendoza. J'ai pu constater que ce pays est magnifique, même si je n'en ai vu qu'une infime partie. Nous avons rencontré des gens formidables. Vraiment, ce premier contact avec l'Amérique du Sud m'a donné le goût d'en savoir plus sur ce monde parallèle au nôtre. Au cours des prochaines années, j'ai la certitudes que de belles choses se dérouleront dans cette zone du monde.
Je tiens aussi à mentionner que le site Couchsurfing nous a été d'une grande aide et nous a permis de rencontrer beaucoup de gens, Argentins et étrangers.
Aussi, ce voyage m'a fait réaliser à quel point nous sommes privilégiés de vivre où nous vivons. En dépit de la situation actuelle, les Canadiens ont une excellente réputation à l'étranger. Nous devrions en être fiers, mais en même temps, tout au long du voyage, il nous était très difficile de nous auto-assimiler en tant que Canadiens. Nous étions toujours pris entre la nécessité de reconnaissance, et le besoin de nous affirmer en tant que Québécois, avec notre langue et culture distincte que ne représente pas du tout le terme canadien. Même après 4 mois, nous étions toujours embêtés lorsqu'on nous demandait: ¿De donde son? Que répondre à cette question à des gens qui connaissent à peine le Canada? Je crois que ce problème identitaire perdurera tant et aussi longtemps que nous ne serons pas une nation forte, fière, et qui n'a pas peur de s'affirmer en tant que tel.
Les voyages forment la jeunesse. C'est vrai. En quatre mois j'ai énormément appris, que ce soit la langue espagnole (même si je ne la maîtrise pas parfaitement) ou la culture de l'Argentine et de l'Amérique du Sud. Je me suis fait de précieux contacts et, surtout, j'ai bâti des amitiés que j'espère sincèrement pouvoir préserver. J'ai appris à me débrouiller dans des situations difficiles et même hostiles, le tout avec des moyens très limités. Finalement, et c'est je crois un des aspects les plus importants de ce voyage, j'ai eu la confirmation que je partage ma vie avec quelqu'un d'absolument formidable. Je t'aime Gabrielle.
Merci à vous tous de nous avoir lu. Nous avons particulièrement apprécié les quelques commentaires qui ont ponctué nos messages. C'était vraiment un plaisir de rédiger ce blog, jusqu'à la toute fin. Patricia et Frédéric, j'espère avoir réussi à vous remémorer de bons souvenirs.
Je vous invite tous, particulièrement les membres les plus jeunes de ma famille proche, à voyager, à découvrir le monde. J'espère que ce blog vous aura donné le goût de le faire. Que du bien peut en découler. Pour ma part (et Gabrielle aussi), outre les nombreux voyages Québec/Rivière-Ouelle/Saint-Eustache qui nous attendent cet automne, nos études nous mèneront probablement à Paris l'hiver prochain. Peut-être que ce sera l'occasion d'un autre blog, cette fois avec un titre un peu plus original?

¡Hasta la vista, amigos!

Alejandro y Gabriella

vendredi 23 juillet 2010

Dos gringos a dedo

Chers lecteurs,
Nous avons pratiquement traversé le pays d'est en ouest au cours des derniers jours. À partir de Puerto Iguazu, à l'extrémité nord-ouest de l'Argentine, nous avons pris un bus de nuit jusqu'à Resistencia. Nous sommes arrivés juste à temps pour la biennale de sculpture (une semaine à tous les deux ans, quelle chance!). Malheureusement, la pluie giclait de partout et la région était sous l'emprise d'une intense vague de froid. De plus, c'était dimanche matin et tout était fermé. Nous avons donc choisi, pour se protéger de la pluie et pour quémander du temps un peu plus clément à notre ami Jésus, de participer à une célébration dominicale à l'église du coin. Comble de chance, les paroles des chants religieux étaient projetées à l'avant. Nous avons donc pu pratiquer notre espagnol, tout en réchauffant un peu nos cordes vocales.
Notre temps à Resistencia terminé, nous avons pris un autobus en direction de Capitan Solari, un minuscule village qui est aussi la porte d'entrée du parc national de Chaco. Or, pour nous rendre à ce dernier, nous devions parcourir un sentier de terre de 5 km, en piteux état en raison des abondantes précipitations des derniers jours. Le travail en valait la peine. Le parc disposait de douches chaudes, d'une spacieuse cuisine, de bois pour le feu et de jolis sentiers. De plus, comme à l'habitude, nous étions les seuls campeurs sur le site. Le tout gratis! Le lendemain de notre arrivée, le beau temps est revenu et nous avons gaiement arpenté les sentiers, cueilli de délicieuses oranges et observé des dizaines d'espèces d'oiseaux inconnus (mais pas de toucans).

La marche forcée


Le camp


Un joli papillon

Oranges mangées par des oiseaux du parc

Une fois nos réserves de riz et de lentilles en conserve épuisées, nous avons quitté la nature et débuté notre épopée vers l'Ouest. Cette fois, pas question de prendre le bus. Nous avions pour objectif de parcourir sur le pouce les quelques 700 km nous séparant de Salta la linda.
Le premier jour de ce périple, nous avons eu droit à un lift d'un ancien vendeur ambulant qui avait parcouru pratiquement toutes les routes de l'Argentine. Ensuite, une première, une famille nous a embarqués. Une des deux fillettes avec qui nous nous séparions la banquette arrière nous a donné quelques biscuits aux fraises, nous a fait la conversation sur les plus récents films de Walt Disney (le père était propriétaire d'un club vidéo) et a fait don d'une de ses nombreuses bagues à Gabrielle.
Le soir venu, nous avons monté la tente à l'arrière d'une station service Petrobras crade.
Le lendemain, nous avions beaucoup de chemin à faire, puisque près de 600 km nous séparaient encore de notre objectif. À 3 heures de l'après-midi, alors que nous attendions dans un village au beau milieu de nulle part, une berline de luxe s'arrête devant nous avec à son bord Hector. Ce représentant d'une compagnie de produits ménagers de la région de Salta, père de 6 enfants, avait pour caractéristiques de rouler très vite (170 km/h), d'éviter habilement les animaux et les trous jonchant la ruta 16, d'avoir un très bon sens de l'humour, et de parler beaucoup. Il se dirige vers Tucuman, et nous propose de nous débarquer à une centaine de kilomètres de Salta. Bref, c'était vraiment parfait pour nous.
Après un peu plus de 2h de route, la catastrophe. Alors que le soleil s'apprêtait à se coucher sur les montagnes naissantes de la province de Salta, la voiture s'arrête. Impossible de repartir. Pauvre homme, pris au beau milieu de nulle part avec deux pouceux crasseux! Trente minutes plus tard, une Renault Megane avec à son bord une famille de 5 personnes s'arrête. L'homme nous propose de nous remorquer. Il pose alors un tube de métal d'environ 1 m entre nos deux voitures (je n'avais jamais rien vu de tel auparavant). Pendant environ une heure, la Megane nous a tirés à travers les collines de Salta. "Qué buen tipo!", répétait sans cesse Hector. À certains moments, nous roulions à plus de 100 km/h, sans aucun contrôle sur notre trajectoire, avec des camions qui nous dépassaient à toute vitesse (et d'autres que nous dépassions sur une route à une voie). Bref, nous avions un peu la chienne.

Hector et son char

Finalement, la famille nous laisse à un poste de péage en bordure de Salta, et une dépanneuse nous remorque, nous trois bien tassés dans la cabine, jusqu'au centre-ville. Bien que malheureux, cet incident nous a permis de nous rendre directement à notre objectif final, quelle chance!


Iglesia San Francisco, Salta

Un abrazo
,

samedi 17 juillet 2010

Iguazoooooooo

Chers Camarades,
Après plusieurs jours de voyage, nous sommes finalement arrivés dans la ville de Puerto Iguazu, à l'extrémité nord du pays. Nous avons effectué la majeure partie de la distance sur le pouce. De gentils cammionneurs ont eu la bonté de nous ramasser. D'autres fois, il a fallu être un peu plus proactif et demander aux gens dans les stations service. Les Argentins sont des personnes généreuses. Par contre, il faut briser la glace, car ce sont aussi des personnes craintives, ce que ce mode de transport ne nous permet pas vraiment de faire.


A dedo

Une fois à Posadas, la capitale de la région de Misiones, nous nous sommes rabattus sur l'autobus car la route qui va au nord est beaucoup moins achalandée par les cammionneurs, et beaucoup plus par les touristes (à qui nous faisons très peur).


Frontière Argentine-Uruguay


Pompiers chez qui nous avons monté la tente et mangé du mondogo!

La province de Misiones doit son nom aux Missions jésuites qui ont été fondées dans cette région au début du 17e siècle. Après plusieurs années, ces villages au milieu de la jungle ont été abandonnées, et sont aujourd'hui des ruines, classées patrimoine mondial par l'UNESCO. Nous sommes allés jeter un coup d'oeil à ce lieu historique.


Ruines de l'église du village jésuite

Puis, deuxième patrimoine mondial de l'UNESCO en deux jours, nous sommes allés aux fameuses chutes Iguazu. À l'instar de bien d'autres choses comme le transport, les touristes doivent payer leur entrée beaucoup plus cher que les autres. À Iguazu, c'était particulièrement vrai: 5 pesos pour les retraités de la région de Misiones, 25 pesos pour les Argentins, 45 pesos pour les latinos de l'Amérique du Sud et 85 pesos pour les étrangers. Mais bon...nous n'avions certainement pas fait tout ce chemin pour rien.
Les chutes sont vraiment magnifiques. Rien à voir avec l'attraction touristique de Niagara. Les chutes sont en plein milieu de la forêt tropicale. Malheureusement, la température était vraiment merdique, c'est la vie.


Chutes et température de merde

Nous prenons l'autobus ce soir pour Corrientes, puis direction la province de Salta.
À bientôt,

dimanche 20 juin 2010

Coke et autres abus

Hola todos,
Aca en Buenos Aires, vivimos la locura del mundial. En todos los lugares y en todos los medios de comunicación, hablan de fútbol. Puede ser que es porque tengo mucho tiempo libre, pero nunca he escuchado tanto de partidos de este deportes. La semana pasada en nuestra clase de español, uno de nuestros compañeros, un primo francés, se levanto de su silla a las 3:20. Él dijo a la profesora que debía partir porque tenía una cita al médico. Ahora bien, la hora de su salida correspondía exactamente con el debuto del partido entre Francia y México. Me gusta a pensar que la Francia se castigo para esta mentira.
Eh bien oui, c'est la folie du foot ici. On pourrait même dire que les Argentins sont «accros au foot», de la même façon que les Québécois et les Canadiens sont «accros au hockey». À l'instar de chez nous, le sport national a remplacé la religion catholique romaine en tant qu'«opium du peuple». En fait, j'ai cru remarquer qu'ici, l'amour du foot est encore plus généralisé que dans notre société. Je n'ai d'ailleurs encore rencontré personne qui déteste le soccer.

Écrans géants installés par la ville diffusant tous les matchs du Mondial.

Or, il me semble que le foot ne soit pas la pas la seule chose à laquelle la société argentine soit accro. Tout d'abord, comme je l'avais mentionné dans un billet précédent, les Argentins sont dépendants du Coca-Cola. Ici, tout le monde boit de cette boisson toxique: dans la rue, au resto, au travail, à l'école, et en très grande quantité. Dans les marchés, il existe même des formats géants de trois litres. Lors de sa première journée à l'université, Gabrielle, a rencontré la coordonnatrice des professeurs de français de la UBA, pour discuter de la forme que prendrait son stage. Une fois assise dans son bureau, Victoria, la coordonnatrice, s'est empressée de sortir une bonne bouteille de Coke froid, qu'elle a sirotée tout au long de l'entretien. C'est étrange, mais le fait qu'un supérieur boive de la "liqueur noire" et t'en offre une gorgée, détend considérablement l'atmosphère lors d'une première rencontre.
Aussi, j'ai découvert cette semaine que les Argentins se concoctent une boisson alcoolisée à base de Coke (et ce n'est pas du Rhum and Coke). En effet, la fin de semaine dernière, nous avons assisté à un modeste spectacle de punk, où nous avons remarqué que plusieurs personnes buvaient, à même une bouteille de plastique de Coke tranchée en deux, un liquide d'une composition douteuse. Cet élixir, dont la popularité pourrait l'élever au titre de boisson nationale, est un mélange de Coke, de glaçons et de Fernet Branca, un apéritif italien très amer. À ce que l'on dit, son goût s'apparente à celui d'un médicament aux herbes.

Fernet-Branca

J'ai même entendu dire que l'Argentine est le pays d'Amérique du Sud où l'on consomme le plus de Coca-Cola. Bien sûr, on pourrait aussi dire que les Québécois sont accros aux boissons gazeuses (le Québec est d'ailleurs l'un des seuls endroits dans le monde où le Pepsi a une plus grande part de marché que le Coke).
Les Argentins sont aussi accros au maté, au bœuf et aux cigarettes, mais tout ça, c'est une autre histoire...

***

Au cours des dernières semaines, j'ai tenté d'en apprendre un peu plus sur l'histoire récente de l'Argentine. Jusqu'à maintenant, je n'ai eu que quelques bribes d'informations de la part des gens sur la crise économique de 2001 et encore moins sur la dictature militaire de 1976 à 1983. Gabrielle et moi avons écouté El secreto de sus ojos. Ce film argentin, gagnant d'un Oscar, nous a fait découvrir plusieurs choses sur la période précédant l'arrivée au pouvoir des militaires.
Dans un cours, une de nos professeurs nous a mentionné que durant l'époque trouble entourant la crise économique, il était presque impossible de donner les cours parce qu'il y avait constamment de bruyantes manifestations sur l'avenue 25 de Mayo sur laquelle se trouve l'école de langues. D'autre part, Diana, notre ancienne hôte, nous a avoué qu'elle avait commencé à accueillir des étrangers dans sa maison au tournant des années 2001 lorsqu'elle a perdu son emploi de designer industriel. À cette époque, une quantité croissante de touristes venaient visiter l'Argentine pour profiter des taux de change extrêmement avantageux. Certains propriétaires ont donc été en mesure de profiter de cette conjoncture favorable au sein d'une situation économique désastreuse. Enfin, un étudiant de Gabrielle lui a confié qu'à l'époque de la crise économique, des avocats, des architectes et des professeurs se sont retrouvés, du jour au lendemain, dans la rue à vendre du jus d'orange ou d'autres babioles parce qu'ils avaient perdu leurs emplois. Ce même étudiant a perdu 20 000$ d'un seul coup en raison de la dévaluation du peso argentin.
Concernant la dictature militaire, j'ai remarqué que notre cahier d'exercices du cours d'espagnol fait mention à un endroit des desaparecidos, les victimes de la dictature militaire. On a d'ailleurs estimé à 30 000 le nombre de disparus au cours de cette période sombre et récente de l'histoire du pays.
Nous avons aussi vu et entendu parler a plusieurs reprises des Madres de Plaza de Mayo, une organisation formée par les mères des disparus qui réclament justice de la part du gouvernement.

"Les mères" sur la Plaza de Mayo où elles effectuent hebdomadairement des marches et où elles sensibilisent la population à la cause des "desaparecidos".

"El pañuelo", emblème de l'organisation des Madres, peint sur le sol de la plaza de Mayo.

De façon générale, je trouve qu'il est assez difficile d'aborder directement ce sujet avec les Argentins. Plusieurs sont trop jeunes pour avoir vécu sous la dictature, mais cette dernière a sans aucun doute laissé des traces encore très visibles dans la société. La crise économique a effrité tout ce qui pouvait rester de confiance de la population envers la classe politique actuelle, alors que d'anciens personnages (tel qu'Evita Peron) continuent de marquer l'imaginaire collectif. D'une façon générale, je crois que les Argentins gardent une cicatrice profonde de l'histoire des dernières décennies. Je crois d'ailleurs que la méfiance générale des Porteños envers les gens qu'ils ne connaissent pas n'est pas étrangère aux événements récents.
Je vous passe le salut, à tous.

lundi 17 mai 2010

Voyage dans le temps

Chers lecteurs,
C'est aujourd'hui que Gabrielle a débuté son stage. Il faut dire que ce moment était attendu avec une certaine appréhension. C'est bien normal, qui n'est pas anxieux à sa première journée de travail ou d'école? Rassurez-vous, tout a très bien été. Les francophiles des deux classes avec lesquelles Gabrielle est jumelée étaient absolument ravis d'avoir en leur sein une authentique Canadienne d'expression française d'Amérique du Nord. La France est bien sûr le principal point de référence dans l'apprentissage du français hors-Québec (et même au Québec?). Il est donc intéressant pour ces personnes de réaliser que la francophonie est aussi présente sur leur propre continent, bien que la majorité d'entre eux soient déjà bien au courant.
Dans une discussion où il était question de gastronomie française, Gabrielle s'est fait demander quelles sont les spécialités québécoises. Elle a hésité un instant en pensant à la poutine et au pâté chinois (devrait-on vraiment être fiers de ces deux plats mous?), et finalement, elle a expliqué que notre cuisine traditionnelle est surtout constituée de viandes sauvages, de plats mijotés (ragoût, tourtière), de patates pilées et de carottes. Même en réfléchissant, j'avoue que j'ai de la difficulté à expliquer précisément de quoi est constituée notre cuisine québécoise. Devrais-je mieux connaître ma culture avant de tenter d'en découvrir d'autres?
L'après-midi de cette journée devait donner lieu à une seconde première, commune à nous deux cette fois. À 14h00 nous avions notre premier cours d'espagnol, dans le même édifice où Gabrielle effectue son stage. Faux départ. Le cours introductif a été annulé pour une raison obscure, puisque nos maigres connaissances en espagnol ne nous ont pas permis de bien comprendre l'explication de la responsable.
Avec ce temps libre inattendu, nous avons décidé d'aller à la découverte de la célèbre ligne A du métro de Buenos Aires. Le réseau de métro de Buenos Aires comprend 8 lignes, qui convergent presque toutes au centre de la ville. Le métro n'est donc pas un moyen de transport efficace pour se déplacer en périphérie à partir de la périphérie puisqu'il faut souvent aller au centre pour changer de ligne (il faut plutôt utiliser l'autobus pour ce type de déplacements). Le nombre total de stations est comparable à celui du métro de Montréal, ce qui est plutôt surprenant pour une ville de plus de 10 millions d'habitants. Par contre, plusieurs projets d'agrandissement sont en cours ou sur le point de débuter. Le coût du billet est de 1,10 pesos (30 cents), un vrai bargain! On peut acheter une carte magnétique et y transférer de l'argent. Après plusieurs essais infructueux, nous avons finalement été capables de mettre la main ces fameuses cartes.
La ligne A du métro de Buenos Aires a été construite en 1913, ce qui en fait la plus ancienne d'Amérique du Sud (et de l'hémisphère sud). L'intérêt de cette ligne est que les trains d'origine y roulent toujours. L'intérieur des wagons est entièrement en bois (qui dégage une odeur très agréable), et on y retrouve plusieurs éléments décoratifs d'une autre époque. Dans le train de tête, on peut voir vers l'avant, comme si nous étions le chauffeur. Le trajet est cahoteux (c'est normal, ces trains ont près de 100 ans). Certaines portes s'ouvrent ou se ferment bien avant l'arrêt ou le départ. L'intensité de l'éclairage varie au moindre soubresaut, ce qui donne aussi une ambiance spéciale. Gabrielle a bien résumé notre trajet: «c'est un mélange entre le Monstre et la Maison hantée à la Ronde». Par contre, les vieux trains de la ligne A seront bientôt remplacés, lorsque la construction de deux nouvelles stations sera complétée d'ici quelques mois. Les trains du Métro de Montréal, qui sont parmi les plus vieux au monde vont-ils aussi atteindre 100 ans d'âge? J'espère que oui!


Notre station de métro: Malabia

Intérieur d'un wagon de la ligne A

Passagers sur la ligne A

Wagons de métro de la ligne C


Ciao à tous,

samedi 15 mai 2010

Mate, matons, maté??

Bonjour à vous,
Ça y est, nous nous sommes finalement décidés à nous inscrire à un cours d'espagnol pour étrangers, à l'UBA. Il s'agit d'un cours intensif de 8 semaines à raison de 2 heures par jour du lundi au jeudi. Le tout débute lundi prochain et se termine le 9 juillet.
Pour être admissibles à ces cours, nous avons du nous soumettre à un test écrit et à une entrevue d'une dizaine de minutes au cours de laquelle notre interviewer a tenté de cerner notre niveau de maîtrise de la langue. Bien qu'on nous ait accusé de tricherie lors du test écrit (oui! oui!), nous avons finalement franchi les deux étapes de l'inscription et lundi, nous joindrons les rangs d'une classe d'espagnol de niveau 2. Il faut dire qu'Alexandre a de justesse accédé à ce niveau. Tout d'abord, la dame chargée de l'interroger l'a classé au niveau 1. Par contre, après consultation des autres professeurs et à la suite d'une deuxième entrevue, on l'a promu au niveau supérieur, tout en lui spécifiant qu'il devra travailler très fort. Nous serons donc dans la même classe, pour le meilleur et pour le pire.


Alexandre, qui tente de déchiffrer son test

Nous avons également été initiés au rituel du maté, une infusion traditionnelle d'herbes issue de la culture indigène et aussi populaire dans certains pays d'Amérique du Sud que l'est le café dans l'hémisphère Nord (elle fournit d'ailleurs des effets stimulants et laxatifs assez semblables). En Argentine tout particulièrement, la consommation de maté est très importante. Selon notre hôte Diana, le maté a aussi pour effet de dissoudre les mauvais gras, et sa consommation contribuerait donc à contrer les effets néfastes de la trop grande absorption de viande rouge! C'est le monde idéal pour les producteurs de maté et les éleveurs bovins. D'ailleurs, Diana nous a recommandé de manger du steak tous les jours pour devenir grands et costauds, sans oublier d'accompagner nos repas de beaucoup de maté...
La boisson se consomme à l'aide d'une paille métallique (bombilla) placée dans un petit récipient de bois, de métal, ou plus couramment, dans une calebasse. Nous avons donc fait l'acquisition de ces instruments et grâce aux conseils de notre hôte, nous avons pu pour la première fois déguster ce fameux nectar (que nous n'avions jamais osé essayer avant d'aller en Amérique du Sud). C'est amer, mais un peu de sucre réussit efficacement à réduire l'amertume. C'est un nouveau goût à apprivoiser!


Le fameux maté

À la prochaine tous,



jeudi 13 mai 2010

Glorieuse UBA

Chers amis,
Depuis notre arrivée à Buenos Aires, nous avons surtout consacré notre temps à découvrir la ville et à tenter d'améliorer notre castellano (espagnol parlé en Argentine).
De mon côté, j'ai aussi passé pas mal de temps à suivre les aventures de nos Glorieux. J'ai écouté les matchs du Canadien sur internet, et je dois dire que je suis un peu frustré d'être à des milliers de kilomètres du Québec lorsque enfin le tricolore a du succès. Quelques recherches sur internet m'ont permis de trouver un bar sportif où les matchs seraient possiblement retransmis (ici, le hockey sur gazon est plus populaire que notre sport national). Gabrielle est un peu désespérée par tout cela mais au moins, le bar en question offre les consommations gratuites aux dames avant 22h00.
Ici, le sport national c'est le foot. La coupe du monde approche à grands pas, et l'Argentine compte parmi les équipes favorites pour remporter ce tournoi. La sélection de leur équipe nationale n'est pas sans rappeler notre aventure Olympique. Une ancienne légende locale (Diego Maradona) est en charge de sélectionner l'équipe nationale, qui aura en son sein l'une des plus brillantes étoiles de ce sport (Lionel Messi, 22 ans). D'ailleurs, l'équipe de l'Argentine va jouer une partie amicale contre l'équipe du Canada le 24 mai à Buenos Aires. Ça promet! Peut-être pourrons-nous trouver une paire de billets pour assister à ce massacre annoncé?
Bon, trève de sports.
Gabrielle va bientôt commencer son stage à l'UBA (Université de Buenos Aires). Aujourd'hui, à l'occasion d'une visite du centre-ville de style touriste (j'avais un peu l'impression d'être un Américain dans le vieux-port de Montréal en plein été), Gabrielle m'a montré le département où elle enseignera le Français. C'est très spécial comme endroit. Lors de la construction, ce pavillon (philosophie et lettres) devait être magnifique. Aujourd'hui, l'édifice tombe littéralement en ruines. Ma bonne vieille UQAM est un 4 étoiles en comparaison. Malgré tout, il y a un charme certain à cette institution tout de même prestigieuse, qui démontre un certain luxe délabré. Nous allons peut-être nous inscrire à des cours d'espagnol à cet endroit (ou alors prendre des cours privés).
Choix de cours et photos de l'UBA à venir...
Hasta pronto amigos!

Centre-ville au couchant

El Congreso

Casa Rosada

L'Obelisco y la Bandera, Plaza de la Republica, Avenida 9 de Julio

samedi 8 mai 2010

Arrivée à Buenos Aires

Bonjour à tous!
La calle Acoyte, c'est le nom de la rue où nous habitons. Ce blog sera mon médium privilégié pour vous présenter des récits de voyage et surtout pour remplir la lourde tâche de donner régulièrement des nouvelles à ma maman.
Après de longues et interminables heures de vol, nous sommes finalement arrivés dans la capitale argentine. Notre premier bon coup: prendre l'autobus à partir de l'aéroport. Le trajet était long (2h), mais il n'a coûté que 2 pesos (50 cents) par personne. Cette promenade nous a permis d'avoir un premier coup d'œil sur la ville et sur ses habitants (les porteños). J'ai eu une première occasion de pratiquer mon espagnol de survie en demandant au chauffeur de nous débarquer à un coin de rue précis.
Notre hôte est très aimable. Nous avons accès à une grande terrasse ensoleillée mais la chambre est pour le moins exiguë. Pas d'eau chaude pour la douche non plus. Est-un problème où est-ce parce que les habitants des pays chauds ne prennent pas de douche chaude? Si on se fie à l'article le plus récent de Bruno Blanchet, ce n'est pas normal! À suivre...
Au menu aujourd'hui: une première excursion au centre-ville.
À bientôt!

Non loin d'Acoyte

Alexandro fraîchement débarqué.

Vino tinto